Repas à un euro : pas sur notre dos !
La généralisation du repas à 1 € pour tous les étudiants est présentée comme une avancée sociale.
Mais elle s’inscrit dans un budget de guerre porteur de profondes régressions sociales. À preuve :
► Pour les armées : + 7 milliards d’euros dans le budget 2026, avec une rallonge de 8,5 milliards, un porte-avions à 13 milliards minimum, etc. !
► Pour les CROUS, une fois défalquée la compensation du coût entre 3,30 € et 1 € : une dizaine de millions !
L’aumône des 204 emplois « non consommés » : de qui se moque-t-on ?
Le ministère prétend qu’il y aurait 204 emplois disponibles, car « non consommés » dans le budget 2025. Or non seulement ces emplois ont été au moins en partie utilisés mais que représentent 204 emplois répartis entre 27 CROUS ? L’arnaque de la « sous consommation » permet au ministère de camper sur sa position : aucun déblocage du plafond d’emplois ! Pour FO ESR, cette position, qui était déjà inacceptable avant la généralisation du repas à un euro, sonne comme une provocation face au choc du sur-travail que va engendrer le repas à un euro pour tous.
Ceci veut dire aussi :
-> Pas d’embauches pérennes !
-> Le recours à l’intérim ! Ce qui veut dire des personnels temporaires et qui seront sans cesse à former et encadrer, autant de charges reportées sur les agents !
-> Une remontée des besoins CROUS par CROUS, autrement dit la mise en concurrence des CROUS pour obtenir une part de ces moyens pourtant dérisoires !
FO ESR SERA À VOS CÔTÉS POUR REFUSER :
➡️ la dégradation des conditions de travail,
➡️ la dégradation de la qualité du service,
➡️ les surcharges de travail,
➡️ les risques accrus pour la santé et la sécurité.
La grève du 2 avril a montré que dans de nombreux CROUS les personnels étaient prêts à se défendre.
Face au mépris dont sont porteuses les annonces gouvernementales, ne faut-il pas préparer une mobilisation de plus grande ampleur encore ?
Ceci pour obtenir les moyens nécessaires, en termes de personnels, avec un déblocage massif du plafond d’emplois, comme en termes d’équipements, voire de bâtiments, ainsi qu’une reconnaissance financière pour l’ensemble des personnels (restauration, hébergement, service social, services administratifs).
Ne faut-il pas préparer une grève massive, par exemple à la rentrée de septembre, qui imposera le respect des demandes des personnels ?
FO ESR s’est adressé en ce sens aux autres organisations syndicales des CROUS.



